En avant la musique

 

  Photo-pour-article-SO Trois questions à Arlette Tapiau-Dangla présidente de l’association « Nos Enfants Vers les Enfants du Monde » de Saint Pierre du Mont.

 1 Votre association vient de proposer quinze jours d’animations. Quel en est le bilan ?

Dans le hall du Pôle Culturel du Marsan, se prêtant parfaitement à ce type de manifestation, nous avons accueilli 475 élèves des écoles primaires de Saint Pierre du Mont et de Mont de Marsan ainsi que des enfants du centre de loisirs, pour la visite guidée de l’exposition « en avant la musique ».

Cette dernière, ainsi que « Francis Planté, un homme d’exception », ont semble-t-il, été fort appréciées du public venu en nombre assister aux divers spectacles se déroulant au Pôle durant ces trois week-ends de novembre.

2 Quelle fut la réaction du public face à cette programmation musicale ?

Même si les codes musicaux varient d’une culture à l’autre et en fonction des générations, il y a un socle commun qui rassemble tous les humains autour de cette activité unique en son genre :

Créer des sons comme si l’on inventait un nouveau langage, comme si les mots ne suffisaient pas à exprimer les émotions, c’est bien ce message-là, à travers les panneaux d’information, la projection d’un documentaire amenant les spectateurs à la rencontre des rythmes du monde entier et la vente d’instruments musicaux de divers pays, que nous avons tenté de transmettre.

 Il semblerait que nous y soyons parvenus si l’on en croit l’avis des enseignants qui en ont salué la valeur pédagogique ainsi que la satisfaction du public qui a visité ces deux expositions et a apprécié les documentations les accompagnants.

 3 L’immersion dans les luttes ouvrières landaises avec la projection du film « les virtuoses » renferme-t-elle un message d’espoir en ces temps économiquement incertains ?

« Les Virtuoses » est un film intéressant dont certaines scènes ont rappelé aux intervenants des situations similaires rencontrées lors du conflit de la papeterie de Tartas, en 1994, notamment dans les mouvements de solidarité ouvrière.

Le message véhiculé a pu certes apparaître comme porteur d’espoir dans ces temps économiquement incertains mais il ne faut pas oublier que la solidarité est un mouvement qui se construit et qu’il n’est pas forcément spontané ni automatique.

 

Recueilli par Sabine Darré

 

Sud-ouest du 28/11/2013

 

Programme de la quinzaine NEVEM 2013 !

 

Rendez-vous culturels sans fausse note :

 

 

 

Programme Expo 2006

Sous le soleil des indiens 

 

L’exposition « Sous le soleil des indiens » constituait le fil rouge des actions organisées par Nos Enfants Vers les Enfants du Monde » en partenariat avec d’autres associations, du 13 novembre 2006 dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale, coordonnée dans le département par RESILAND.

L’exposition culturelle et artisanale, enrichie de films et de conférences débats, a constitué un support pédagogique fort intéressant permettant de favoriser la prise de conscience par les enfants et les jeunes, de l’importance de la Solidarité Internationale en tant que facteur déterminant du changement social de nos sociétés. Durant cette quinzaine, 400 visiteurs environs ont découvert l’exposition ou assisté aux débats et notamment des élèves des écoles primaires de Saint Pierre du Mont et l’Institut Médico-Educatif de Mont de Marsan, les jeunes du centre de loisirs de la commune.

Cette exposition a également permis de créer une dynamique de partenariat entre diverses associations autour du thème de la Solidarité Internationale. L’association Ciné-folie à projeté les documentaires  « Sur le commerce équitable », suivi d’un débat animé par le Club Quetzal de Mont de Marsan, et « Bébés du Monde » commenté par l’équipe médicale responsable du service de la maternité de l’hôpital Layné de Mont de Marsan et l’UNICEF. Le Vidéo-Club de Saint Pierre du Mont a présenté le reportage sur le Pérou réalisé et commenté par l’une de ces adhérente.

Une conférence-débat, en deux partie, sur le thème « Sous le Soleil de l’indiens américain » a été animé par un adhérent de notre association qui a sollicité pour présenter son exposé à plusieurs classes d’économie du lycée Despiau à Mont de Marsan.

La partie artisanale de l’exposition a donné l’occasion, aussi bien aux jeunes qu’aux adultes, de se confronter à l’hunivers culturel des indiens des Andes à travers une partie des œuvres exposées et proposées à la vente au profit de ces familles d’artisans dont les conditions de vie sont souvent très précaires et qui aspirent simplement à vivre avec la dignité tout en conservant leur tradition.

L’objectif de l’association était, durant cette quinzaine d’actions avec nos partenaires, la sensibilisation à la solidarité internationale et le développement, auprès des jeunes et des adolescents, d’une culture de la solidarité. Certains nous ont confié que ces débats et conférences avaient été riches d’enseignement « il nous ont apporté une vision nouvelle sur certains problèmes, bousculés nos idées reçues, permis de nous poser les vrais questions d’être plus tolérants sur le monde qui nous entoure et d’avoir un autre regard sur le développement de la solidarité internationale ».

Ces propos sont bien la preuve que la connaissance des civilisations et des cultures fait évoluer les mentalités, aide chacun à s’enrichir de la différence de l’autre et permet de lutter contre toute forme de discrimination.

Arlette Tapiau-Dangla

.programme expo 2008 à imprimer avec logos

 

courrier destinée à la presse

 

Durant cette quinzaine 435 enfants des écoles de la communauté d'agglomération ont visité cette exposition et les conférences sur l'eau ont attiré plus d'une centaine de personnes.

 

 

 
 
Solidarité et Développement durable…


« Nos enfants vers les enfants du monde » était une fois encore au rendez-vous, au Forum de St Pierre du Mont du 10 au 21 novembre pour la 11ème édition de la Semaine de la Solidarité Internationale, coordonnée dans le département par Résiland,. Cette année, l’association a proposé aux écoliers de la Communauté d’Agglomération du Marsan trois expositions sur des thèmes d’actualité.

 

« Objectif Terre » présentait les grands principes de l’évolution de notre planète bleue, des origines à nos jours ; une synthèse de connaissances provenant de la géologie, l’astronomie, la biologie, la physique. Elle décrivait également les problèmes actuels liés à l’homme (extinction des espèces, déforestation, malnutrition, pollution…) et la nécessité d’entrer dans une logique de développement durable. « Durable » signifie qu’il devra viser le long terme, en connaissance de cause, en respectant notre planète et la vie au sens large, et en offrant ainsi à l’homme de meilleures conditions de vie.

« La vie des déchets », exposition prêtée par l’association « ICASI »et réalisée par « Solidarité Laïque »,a grandement sensibilisé les enfants. Elle leur proposait une réflexion sur nos comportements quotidiens, individuels ou collectifs, face à la gestion des déchets ; favorisant ainsi un dialogue autour de la protection de l’environnement et de la contribution que chacun peut apporter à l’avenir de notre planète.

 

« L’eau, source de vie »,exposition prêtée par l’UNICEF, dont l’objectif visait à faire prendre conscience aux enfants que l’eau , denrée rare et précieuse, constitue l’un des enjeux majeurs pour l’avenir de certains peuples :sans eau, pas de vie. Les jeunes ont été frappé par la gravité du constat :plus d’un million de personnes n’ont pas accès à une eau salubre , près de 2 millions d’enfants (dont 4000 de moins de 5 ans) meurent chaque année des suites directes de maladies causées par la consommation d’eau insalubre. Les élèves ont pris conscience que l’accès à l’eau agit sur tous les aspects du développement humain. Si l’on refuse à l’homme une eau saine à usage domestique ou l’eau en tant que ressource productive , ses choix et libertés sont restreints du fait de la maladie, de la pauvreté, ainsi que sa vulnérabilité car bon nombre de conflits armés ont pour origine l’eau.Celle-ci conditionne la scolarisation des enfants du fait des absences liées aux maladies qu’elle occasionne, et également à l’indispensable corvée de l’eau confiée aux jeunes filles L’accès à l’eau pour vivre est un besoin de base et un droit fondamental de l’homme, lié aux droits à la vie, à la santé, à l’éducation et à celui de vivre en paix. C’est ce dont nous avons tenté de faire prendre conscience aux enfants afin de les encourager à avoir , face aux enjeux de l’eau, un réflexion écocitoyenne.

Ces expositions dont l’aspect pédagogique a enchanté enseignants et animateurs a amené près de trois cent écoliers .Une trentaine d’enfants du centre de loisirs de St Pierre du Mont ont travaillé durant plusieurs semaines, à la confection de productions ayant trait à l’un des thèmes évoqués dans l’exposition « Objectif Terre » : grandes fresques, les animaux disparus ou en voie de disparition ou encore un mobile sur les planètes.

Arlette Tapiau-Dangla

 

Article SO 2008

 

 


Affiche faite par Lacoste

Exposition culturelle et artisanale: « Au coeur de l’Afrique Noire »

 

IMGP2177   IMGP2178

IMGP2179   IMGP2180

 

IMGP2181       IMGP2182

IMGP2184       IMGP2185

IMGP2186      

 En partenariat avec l’UNICEF,exposé sur « L’esclavage et les enfants »
Conférence animée par Alain VIDALIES, député des Landes,
« L’esclavage, en France, aujourd’hui »

 

IMGP2188 1     IMGP2189

 

article S O 2

 

 

 

article S O

 

« REPAS SOLIDAIRE AUX COULEURS D’AFRIQUE »

 

.Animé par MATEO SWING GANG (jazz)

 

 

 

 

 

 

 

Programme Expo 2009

 

 

Exposition SELF INFO REPAS

 

 

Le Self Info Repas a été conçu afin de sensibiliser un large public, d’âges variés à l’importance de notre alimentation et de son équilibre.

 

Beaucoup de personnes savent qu’il faut manger de façon variée, mais ne connaissent pas les raisons de cette diversité nécessaire. C’est ce que cet atelier cherche à montrer, l’animateur pouvant adapter le discours en fonction de l’âge des participants.

 

 

 

Le Self Info Repas est un atelier qui peut s’effectuer sur une heure ou sur une demi-heure (avec moins de visiteurs) pour des groupes.

            1 heure pour un groupe d’environ 25 personnes.

            ½ heure pour un groupe de 10 personnes.

La première solution est généralement plus intéressante étant donnée la quantité importante d’informations que l’animateur doit fournir et les interrogations nombreuses qu’ont les visiteurs. Elle est aussi plus adaptée pour recevoir des groupes.

La deuxième solution donne un atelier plus intense et ne laisse pas forcément aux visiteurs le temps de poser leurs questions mais reste intéressante avec un public individuel.

Les interrogations sont généralement nombreuses et ce à tout âge. Il ne faut pas hésiter à demander régulièrement si les visiteurs ont des questions à poser.

 

Cet atelier se divise en deux parties. Tout d’abord, il commence par une explication des panneaux qui se complète par les informations que l’on donne ci-après. L’animateur peut réaliser cette partie en posant essentiellement des questions au public visé.

Ensuite, l’animateur passe à la phase pratique où le self est lui-même utilisé et donnera des explications sur le profil alimentaire qu’il en ressort. Les instructions sont présentées ci-après.

 

exemplaireduquestionnaireselfinfo2

 

explaireduquestionnaireself1

 

 

photo de l'expo self page 7

 

Ci-dessous exposition de l'UNICEF la malnutrition

 

IMGP4280

 

 

Ces deux expositions ont reçu la visite de 464 enfants des écoles et centres de loisirs de l'agglomération.

 

Le mercredi 18 novembre

au Cercle des Citoyens

 

Table ronde sur le thème "Alimentation et précarité"

 

Animée par Pierre Daugreilh (formateur-sociologue)

Danièle Durou (resto du coeur)

Françoise Poggi (Secours Populaire)

 

Quelques réflexions de la table ronde dans l'article suivant :

 

 

Alimentation et précarité au cœur du débat citoyen

 

Les crises économique et sociale qui affectent notre société depuis plusieurs années, ont eu pour conséquence une forte progression du chômage et de la précarité. Les comportements alimentaires s’en sont trouvés très fortement modifiés, de même que le rapport de l’individu face à cette problématique de l’alimentation.

Mais celle-ci ne se réduit pas uniquement à un problème économique. Elle est au carrefour de l’affectif, du culturel et du social. Les problèmes de malnutrition ou de déséquilibre alimentaire sont toujours multifactoriels.

IMGP4274

Après une analyse sociologique sur ce thème, Pierre Daugreilh a précisé que, selon les catégories sociales des consommateurs, les éléments recherchés en priorité sont les suivants : les prix bas (23%), le plaisir  (22%), la qualité (19%), la santé (15 %), « manger pour vivre » (13 %) et une alimentation diversifiée (8 %).

 

En France, 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (800 €/mois), 4 millions de retraités disposent de moins de 1.000 €/mois pour vivre.

 

A Toulouse, selon l’enquête menée par les journalistes de La Dépêche du Midi : 

«  Près d’un étudiant sur deux est contraint de sacrifier en moyenne trois repas par semaine et consacre à peine 125 € mensuellement à l’alimentation, soit 4 €par jour.  Depuis la rentrée 2009, en 2 mois, 250 étudiants ont frappé à la porte du Secours Populaire de Toulouse. ».

 IMGP4276

Dans les Landes, la précarité atteint, de façon plus significative, des familles monoparentales, des femmes seules sans ressource ou occupant un emploi précaire, des retraités (en ville comme en zone rurale), les bénéficiaires des minima sociaux (RSA, Assedic, AAH…), les jeunes sans revenus (sortis du système scolaire) et une nouvelle catégorie de salariés que l’on nomme « les travailleurs pauvres ».

Françoise Poggi a mentionné que, durant l’année 2007/2008, le Secours Populaire a accueilli 1532 familles, et, sur l’exercice 2008/2009, 2136 familles dont 34% de personnes seules.

     Concernant les « Resto du Cœur », Daniele Durou a précisé que pour la saison 2008/09, plus de 4856 personnes soit environ 1800 familles, ont bénéficié de l’aide alimentaire.

      Ces chiffres ne régressent pas, bien au contraire, même si la porte menant à ces associations reste toujours aussi difficile à pousser ; les sentiments souvent exprimés étant

« Honte d’y aller ! » «  Honte que l’on me voit »…

IMGP4277

     Ces associations mènent en partenariat et en complémentarité avec d’autres (Croix Rouge, Secours Catholique, CCFD, Epiceries sociales, etc.…) des combats pour lutter contre la précarité et toutes souffrent d’une insuffisance de moyens. Elles sont confrontées à un double phénomène : une augmentation des prix en même temps qu’une diminution de la collecte d’aliments et des demandes d’aides alimentaires en forte croissance.

Une équation quasiment insoluble !!!

       Elles accomplissent un travail extraordinaire .De par leurs multiples actions, ces associations jouent, dans notre société, un rôle essentiel dans le maintien de « la paix sociale ».

 

                     Arlette Tapiau-Dangla

 

 

article de presse SO

 

 

 

 

.